En République démocratique du Congo, une confusion inquiétante s’installe dans l’espace public : chacun se réclame porte-parole du peuple. Sur les plateaux télé, dans les médias et sur les réseaux sociaux, des voix s’élèvent, souvent avec assurance, mais sans légitimit,
Or, dans un État de droit, parler au nom du peuple n’est ni un slogan ni une posture médiatique. C’est une responsabilité encadrée par la loi et consacrée par la Constitution de la RDC. Cette légitimité appartient avant tout aux représentantsélus : députés, sénateurs, et au Président de la République, tous investis par le suffrage universel.

Lorsque des individus sans mandat s’arrogent ce droit, ils créent une confusion dangereuse, fragilisent les institutions et brouillent la voix réelle du peuple. La liberté d’expression est un droit fondamental, mais elle ne doit pas être détournée pour usurper une représentation qui ne leur a jamais été confiée.
Il est temps que l’État congolais rappelle clairement les règles. Parler en son nom propre est un droit. Parler au nom du peuple est un mandat. Et ce mandat ne s’improvise pas.
Restaurer cette distinction, c’est protéger la démocratie.
LE TONNERRE